6 troubles alimentaires dont vous ne connaissiez pas l’existence

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Pour une grande partie d’entre nous, alimentation rime avec plaisir et parfois même avec loisir. Cependant, ce n’est pas le cas de tout le monde ! Oh non, les troubles alimentaires (appelés aussi TCA, ou troubles du comportement alimentaire) toucheraient environ 20% de la population européenne ! Et ils ne se limitent pas seulement à l’anorexie et à la boulimie. La preuve : DocteurBonneBouffe.com vous dévoile 6 autres troubles alimentaires peu communs mais tout aussi dangereux.

Les troubles alimentaires atypiques

Anorexie, boulimie mais pas seulement !

Lorsqu’on entend parler de troubles du comportement alimentaire (TCA), ce sont les termes d’anorexie mentale ou de boulimie qui nous viennent à l’esprit. Pas étonnant, ces deux diagnostics concernent près de 10 % de la population européenne.

Mais il existe un grand nombre de troubles du comportement alimentaire dont on entend moins parler, qui sont moins diagnostiqués et de ce fait, beaucoup moins pris en charge : les troubles du comportement alimentaire atypiques.

Pourtant, ils rendent la vie infernale à un grand nombre d’entre nous. La plupart de ces personnes vivent cette relation conflictuelle avec l’alimentation en silence, persuadées qu’elles sont seules au monde à avoir ce comportement dysfonctionnel face à la nourriture. Souvent associés à une très grande préoccupation de l’apparence physique, ce qu’on appelle les « TCA » (troubles du comportement alimentaire) peuvent cependant être liés à d’autres facteurs psychologiques ou physiologiques parfois difficilement identifiables.

Les troubles alimentaires plus rares

 

#1 La restriction cognitive (= se restreindre jusqu’à craquer)

Le TCA qui touche le plus de personnes est la restriction cognitive : les personnes qui en souffrent ont une importante obsession pour la nourriture, ce qui les pousse à suivre un régime très restrictif jusqu’à ce que cela devienne intenable et qu’elles craquent sur de très grandes quantités d’aliments. Envahies par la culpabilité, elles recommencent et ne parviennent jamais à atteindre leurs objectifs.

#2 L’hyperphagie (=manger jusqu’à être mal)

En deuxième position se trouve l’hyperphagie : se remplir à se sentir mal ! L’hyperphagie, parfois couplée à la restriction cognitive est le fait de se remplir de nourriture sans avoir faim et dans des quantités pouvant atteindre des milliers de calories dans un laps de temps très court.

Les personnes qui en souffrent décrivent une sensation de perte de contrôle, impossible pour elles d’arrêter la prise alimentaire avant de se sentir mal ou que les emballages soient vides ! L’hyperphagie se différencie de la boulimie par le manque de phénomènes compensatoires : vomissements, laxatifs ou jeûne. Les personnes souffrant d’hyperphagie sont souvent en surpoids et les crises peuvent avoir des effets néfastes sur leur santé.

#3 L’orthorexie (=quand manger sainement devient malsain)

En 3ème position, l’orthorexie : quand escalader la pyramide alimentaire devient un défi quotidien ! L’orthorexie, dont DocteurBonneBouffe vous a parlé dans cet article, c’est l’obsession de manger juste. Imaginez-vous l’ampleur de la tâche si chacune de vos journées tournaient autour de ce que vous alliez manger pour respecter un équilibre alimentaire parfait. Plus possible d’aller au resto manger une bonne pizza entre amis ou de craquer sur une pâtisserie dans la boulangerie du coin ! L’équilibre alimentaire vous obsède et la seule manière de vous sentir bien est de le respecter à la lettre chaque jour, à chaque repas !

#4 La potomanie (= consommation excessive d’eau)

Juste après se trouve la potomanie : noyer sa soif ! La potomanie est le besoin de se remplir d’eau pour se purger, les personnes atteintes de potomanie sont capables de boire parfois plus de 10 litres par jour, ce qui entraine une perte importante en électrolytes tels que le sodium ou le potassium et qui peut être très nocif pour la santé. Ce besoin de boire de grandes quantités est souvent lié à un besoin de manger non assouvi ou à un besoin de nettoyer l’organisme des aliments consommés.

#5 Le merycisme (la peur d’avaler)

En 5ème position, le merycisme : quand la tête refuse d’avaler. Les personnes souffrant de merycsime procèdent à la mastication de l’aliment, le recrachent et recommencent sans jamais l’avaler. Certains l’expliquent par la peur de souiller l’organisme avec de la nourriture, d’autres racontent plutôt une peur d’avaler. Encore très peu compris par les spécialistes, il est néanmoins important que ce trouble soit pris en charge rapidement par un psychiatre rapidement afin de ne pas laisser l’individu se dénutrir.

#6 La carpophobie (la peur des fruits)

Et le petit dernier, très très rare mais quand même : la carpophobie ou la peur des fruits ! Et oui, loin d’un caprice d’enfant, le refus de manger des fruits par peur. Encore très inexpliqué, ce trouble du comportement alimentaire touche enfants et adultes et peut conduire à de sérieuses carences alimentaires !

Il est actuellement très difficile d’identifier les causes exactes des troubles du comportement alimentaire et de ce fait, difficile d’en faire la prévention. Certaines études mettent en avant des facteurs plutôt génétiques et neurobiologiques, d’autres seront d’avis d’incriminer des facteurs sociaux et environnementaux. Pour ma part, les troubles du comportement alimentaire ne découlent pas d’un seul facteur mais d’un assemblage de plusieurs facteurs de risque de différentes natures.

Dans tous les cas, ils traduisent un mal-être mental et/ou physique et doivent être pris au sérieux afin de permettre aux sujets de retrouver une meilleure qualité de vie et une relation pacifique avec l’alimentation !

Source : Medecine-nutrition.org

Auteur invité pour DocteurBonneBouffe. Etudiante en Nutrition et Diététique à Genève & Créatrice du blog EatWithJoh.com

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