Sur les réseaux sociaux, une idée circule largement : manger des dattes avant les règles aiderait à soulager le syndrome prémenstruel (SPM). Présenté comme un véritable « super-aliment » pour le cycle menstruel et la santé hormonale, une question se pose : qu’en est-il vraiment ? Découvrez ma réponse en tant que diététicienne-nutritionniste.
🧠 Ma réponse de diététicienne :
Les dattes contiennent, en effet, plusieurs micronutriments susceptibles de soutenir l’organisme en phase prémenstruelle :
• Magnésium → aide à réduire les crampes, la fatigue et l’irritabilité souvent présentes pendant le SPM.
(Il participe au relâchement musculaire et au bon fonctionnement du système nerveux.)
• Potassium → contribue à limiter la rétention d’eau et les ballonnements.
(Il aide à réguler l’équilibre hydrique de l’organisme.)
• Vitamine B6 → joue un rôle clé dans la régulation de l’humeur.
(Elle participe à la production de neurotransmetteurs comme la sérotonine.)
• Fer → précieux en phase menstruelle pour compenser les pertes en fer, notamment en cas de règles abondantes, et soutenir la fatigue, fréquente à cette période du cycle.
(Il participe au transport de l’oxygène dans le sang.)
• Polyphénols → aident à lutter contre le stress oxydatif.
(Ce stress peut être accentué pendant certaines phases du cycle menstruel.)
⚠️ Mais attention aux dérives
Comme souvent sur les réseaux sociaux, une information scientifiquement plausible peut rapidement être surinterprétée. Certaines femmes augmentent fortement leur consommation de dattes, pensant maximiser les effets. Or, rappelons que les dattes sont des fruits déshydratés, et donc plus concentrés en sucre que les fruits frais. Leur densité énergétique est élevée. Cela ne signifie pas qu’elles sont “mauvaises”, mais simplement que les quantités comptent. En pratique, 2 à 3 dattes par jour suffisent largement pour profiter de leurs atouts nutritionnels, sans excès.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le syndrome prémenstruel est multifactoriel. Il peut être influencé par de nombreux paramètres comme les fluctuations hormonales, le degré d’inflammation, l’alimentation, le niveau de stress, la qualité du sommeil, etc.. Aucun aliment isolé ne peut, à lui seul, corriger l’ensemble de ces facteurs.
Mon verdict de diététicienne ?
Les dattes peuvent constituer une alliée intéressante avant les règles grâce à leur apport en magnésium, en potassium, en vitamines du groupe B, en fer et en antioxydants. Mais elles ne représentent pas un traitement du syndrome prémenstruel. Comme souvent en nutrition, la clé ne réside pas dans un aliment miracle, mais dans l’équilibre global de l’alimentation, le mode de vie et la prise en compte des causes principales de votre SPM !
